Les fondamentaux du mouvement apostolique laïc des Équipes du Rosaire
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Table des matières [1]
- L’intuition du fondateur, le père dominicain Joseph Eyquem
- Deux femmes qui ont compté dans le mouvement
- La recette du succès
- Un mouvement apostolique laïc en lien avec l’Ordre des dominicains et inséré dans l’Église
- L’image du tabouret à trois pieds avec la Vierge Marie
1§ Je vais vous parler de l’idée qui a motivé le fondateur des Équipes du Rosaire, le père Joseph Eyquem ( 1917-1990).
En revenant à leur origine, les Équipes ressaisiront leur raison d’être, elles comprendront mieux ce qui y fait entrer et ce qui fait y rester, et que cela leur inspirera un souffle nouveau, avec la grâce de Dieu et la maternelle protection de notre Mère au ciel, la Vierge Marie.
L’intuition du fondateur, le père dominicain Joseph Eyquem
2§ Le père Eyquem est un frère dominicain ordonné prêtre en 1945. Il s’est alors demandé comment l’Église pouvait apporter la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Christ au monde.
3§ Or le père Eyquem constate que beaucoup de Français sont loin de l’Église et que ceux qui la fréquentent le font souvent par conformisme, sans avoir une réelle vie de prière, sans faire une réelle expérience de la rencontre avec le Christ.
4§ Tournant ensuite son regard vers la société, le père Eyquem se montre pessimiste : pour lui, la société atomise les « communautés naturelles » - pour reprendre les termes du père Eyquem – produisant des individus seuls et sans ressources spirituelles.
5§ Face à ces carences, le père Eyquem propose ce qu’il appelle un « apostolat du seuil ». Puisqu’il n’est pas possible de demander à quelqu’un loin de l’Église de venir tous les dimanches à l’Eucharistie, de se confesser une fois par mois, proposons-lui quelque chose qui le rapproche de l’Église mais sans l’y faire entrer : en se tenant sur le seuil, il n’est plus dehors, même s’il n’est pas encore dedans.
6§ D’autre part, il faut proposer quelque chose de simple, et pour le père Eyquem, le mieux est de s’appuyer sur la dévotion à la Vierge Marie. Il ne s’agit pas de réciter le chapelet en entier, ce qui risquerait de rebuter les personnes, mais de s’en tenir à dix Ave [2].
7§ Il s’agit en effet de viser la qualité plutôt que la quantité : l’équipe médite chaque Ave, elle la complète par des intentions, des partages personnels. De même qu’elle prend son temps pour réciter les dix Ave, l’équipe prend son temps pour méditer le mystère de la vie de Jésus.
Deux femmes qui ont compté dans le mouvement
8§ Le père Eyquem a signalé la similitude de sa démarche avec celle de Pauline Jaricot (1799-1862) au XIXe siècle : soucieuse de ceux qu’elle appelle des « chrétiens à gros grains, Pauline Jaricot a fondé le Rosaire vivant, des équipes d’une quinzaine de personnes qui récitent dix Ave ».
Le père Eyquem cite Pauline Jaricot dans le bulletin du Saint Rosaire d’octobre 1955 :
… en 1826, trop généralement, depuis longtemps, cette belle dévotion (le Rosaire était laissée aux dévotes de profession, encore à condition qu’elles fussent vieilles ou n’eussent rien à faire ; ce qui était un préjugé très faux, mais malheureusement existant partout. D’où il résultait que le nombre des associés était trop restreint dans les paroisses et que ce n’était plus qu’une pratique exceptionnelle dans le monde...
L’IMPORTANT ET LE PLUS DIFFICILE ÉTAIT DE FAIRE AGRÉER LE ROSAIRE A LA MASSE. Ces difficultés, j’ose le dire, insurmontables et qu’il fallait vaincre à tout prix, firent éclore le Rosaire Vivant... Le Rosaire Vivant est pour les chrétiens à gros grains... »
.
9§ Nous sommes en 1955, le père Eyquem, alors directeur du Pèlerinage du Rosaire pour Toulouse, lance un appel au secours dans son article du bulletin du Saint Rosaire d’octobre : face à un peuple chrétien qui se dévitalise, il intègre la pratique du Rosaire vivant dans celle de la Confrérie du Rosaire ou du Rosaire perpétuel : créer des équipes d’une quinzaine de personnes pour les « chrétiens à gros grains » où chaque membre récite dix Ave [3].
10§ Le père Eyquem fait alors une rencontre providentielle avec une laïque, Colette Couvreur dans les années 1957. Celle-ci propose que les réunions mensuelles se tiennent à tour de rôle dans les maisons des équipiers. Le père Eyquem adhère à son idée et demande l’accord préalable de l’archevêque de Toulouse, Monseigneur Garonne.
11§ Selon moi, le nouveau mouvement pouvait inquiéter les autorités ecclésiastiques dans la mesure où les laïcs se réunissaient sans la présence d’un clerc qui aurait pu corriger d’éventuelles dérives par rapport à la foi catholique. Par ailleurs, les réunions n’ayant plus lieu en salle paroissiale, l’équipe n’a plus besoin de contacter le curé pour réserver la salle, et si elle ne se signale pas au curé d’une autre manière, celui-ci pourrait ne pas être au courant de ignorer l’existence d’équipes du Rosaire sur sa paroisse, ce qui serait anormal.
Au final, Monseigneur Garonne autorisera le père Eyquem à lancer son mouvement, ce qu’il fera avec succès.
Une autre raison que m’a soufflée une équipière tient au fait qu’une rencontre en salle paroissiale aurait dissuader les personnes loin de l’Église d’y participer, tandis qu’elles sont plus à l’aise dans la maison d’un laïc avec d’autres laïcs et sans la présence d’un prêtre.
12§ Il faut savoir que le mouvement des Équipes du Rosaire constitue à ce jour le plus gros mouvement laïc en France avec à ce jour plus de 40 000 équipiers et équipières. Rien que sur la région des Hauts-de-France, ils sont plus de 3 000 membres, et plus de 800 sur le diocèse de Lille [4].
La recette du succès
13§ Je vois plusieurs raisons au succès de ce mouvement.
Raison n°1 : la souplesse du mouvement
14§ D’abord la simplicité dans la création d’une équipe du Rosaire. Une personne se déclare prête à fonder une équipe, elle reçoit trois ou quatre exemplaires du feuillet mensuel et cela suffit pour lancer la première rencontre avec deux ou trois autres personnes intéressées : une nouvelle équipe est née [5]
La souplesse du mouvement se retrouve dans la liberté laissée aux personnes de venir regarder ce qui se passe dans une équipe, participer à plusieurs réunions, partir puis revenir : il ne leur ait pas demandé de s’engager, que ce soit temporairement ou définitivement comme dans d’autres mouvements plus structurés.
Raison n°2 : la réponse au matérialisme froid et plat de la société
15§ Une autre raison de son succès est que ce mouvement répond au besoin de relations humaines mais aussi spirituelles dans une société qui favorise la solitude, l’individualisme, une société froide où l’argent, le calcul intéressé, la consommation se veulent l’horizon de la vie et où l’autre suscite la méfiance ou la jalousie.
(Personnellement, je suis frappé par l’isolement que provoque l’urbanisation : je ne connais pas mon voisin, et mon voisin ne me connaît pas. Nous faisons tout dans les villes pour être autonomes, pour ne pas avoir besoin du voisin, ce qui n’était pas le cas dans les sociétés agraires où les agriculteurs étaient obligés de s’entraider – je dis cela sans nostalgie et sans idéaliser le passé).
16§ De fait, je l’ai entendu à plusieurs reprises, les membres des Équipes du Rosaire sont heureux de se retrouver à la réunion mensuelle, et ils en repartent plus heureux, ou du moins plus légers. "On a du mal à se quitter" a témoigné une équipière.
Cela tient au contenu de la réunion mensuelle : la prière à Marie, la méditation de tel ou tel mystère de la vie de Jésus et surtout les échanges donnent aux équipiers l’occasion d’échanger sur leur vie et sur leur foi. Ils apprennent à se connaître, ils savent les joies et les tristesses de chacun et ils les portent dans la prière.
Ajoutons que les membres des équipes partagent leurs intentions de prière pendant la réunion, ce qui fait qu’ils prient les uns pour les autres pendant la réunion mensuelle mais aussi après.
17§ Deviennent-ils des amis ? En tout cas, comme l’a dit l’un d’entre eux, ils sont unis par un "lien indéfinissable", que je qualifierai de surnaturel : pour moi, ils apprennent à se reconnaître comme des frères et des sœurs en Jésus-Christ, et, dans leur réunion mensuelle, ils font l’expérience de la présence du Seigneur Ressuscité : "là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis présent" a promis le Christ. Et ajoutons avec le père Eyquem que quand la Mère de Dieu est quelque part, elle y attire le Fils.
18§ Le père Eyquem a réussi à créer un mouvement où ce qui compte n’est pas d’avoir des biens matériels sans âme mais d’être ensemble dans des communautés chaleureuses.
19§ On peut dire que ce sont des communautés « naturelles », dans la mesure où les membres habitent le même quartier.
20§ Ces communautés sont aussi surnaturelles parce que ce qui y fait entrer et y rester, ce sont la foi en Jésus-Christ et la dévotion envers sa mère et, en retour, la grâce qui vient d’en haut, le mystère de la Résurrection du Christ qui trouve à s’y exprimer de manière invisible mais réelle et forte.
21§ Plusieurs membres d’équipe ont redit la spécificité des équipes : « Là, dans l’équipe, je ne parle pas de la pluie et du beau temps, je parle de ma foi. ». L’équipe est un lieu où on peut parler de choses profondes en vérité, sans crainte d’être jugé. Parce que c’est aussi un lieu où on est à l’aise.
Raison n°3 : on y est « à l’aise »
22§ Et c’est pour moi la troisième raison du succès de ce mouvement : on y est à l’aise. Tu es riche, tu es pauvre, tu es cultivé, tu n’es pas cultivé, peu importe, vous avez prié ensemble, vous avez échangé ensemble sur votre foi, sur ce qui compte pour vous, et vous avez découvert vos façons différentes de vivre la foi et en même temps vous avez découvert que vous êtes tous animés par ce désir et cet amour du Christ. Vous êtes à l’aise parce que vous êtes entre frères et sœurs dans le Christ.
23§ Pour le père Eyquem, cette fraternité surnaturelle doit se traduire dans le fait de recevoir l’équipe chez soi, sans que la richesse ou la pauvreté constitue un empêchement : dans la prière à Marie qu’a composée le père Eyquem et qui est dite à chaque réunion d’équipe, aussi bien les bergers que les rois mages étaient à l’aise dans l’étable où est née Jésus :
« Tu [Marie] as ouvert aux bergers puis aux mages
la porte de ta maison, sans que nul ne se sente gêné
par sa pauvreté ou sa richesse. »
Prière du père Equem
24§ Pour le père Eyquem, il doit en aller de même pour les Équipes du Rosaire : quand un membre d’une équipe reçoit, c’est Marie qui reçoit et c’est Jésus qui se donne à adorer, alors peu importe le décor. Tu es cadre C.S.P.++, tu as une grande maison, tu reçois avec libéralité les membres de l’équipe dans une maison avec lustre en cristal, tapisserie et boiseries, et couverts en argent, pas de souci. Tu reçois dans ton petit appartement dans un H.L.M., la pièce est resserrée et il n’y a pas assez de chaises : pas de souci.
25§ Peu importe si le ménage a été fait, si les carreaux ont été lavées. Recevoir chez soi est une façon de dire qu’on est des frères et sœurs en Jésus Christ avant d’être des gens riches ou pauvres.
26§ Le père Eyquem tenait à cette hospitalité réciproque qui n’est pas évidente : il faut du temps pour que la confiance s’installe et qu’on franchisse le pas d’ouvrir sa porte et de recevoir chez soi. Et puis, le conjoint peut ne pas être d’accord, et il faut l’entendre car le bon équilibre du ménage et de la vie de famille priment sur l’engagement dans l’équipe.
27§ (Quelqu’un d’autre prête sa maison tandis que l’équipier qui ne peut pas recevoir chez lui soit le responsable de la réunion – pour mémoire, le responsable change à chaque réunion).
Un mouvement apostolique laïc en lien avec l’Ordre des dominicains et inséré dans l’Église
Un mouvement apostolique laïc
28§ Je conclurai en rappelant que les Équipes du Rosaire sont un mouvement missionnaire laïc.
- Laïc d’abord : le responsable de la réunion mensuelle est un laïc (qui change à chaque réunion) ; le responsable de secteur est un laïc ; le responsable de diocèse est un laïc ; le responsable régional est un laïc ; le responsable national est un laïc.
- Missionnaire ensuite : l’idée n’est pas de constituer des groupes où l’on reste bien au chaud entre nous, en se calfeutrant pour se protéger d’un monde froid et dur, mais au contraire de diffuser cette chaleur, cette habitude de prier et de partager : les Équipes du Rosaire sont un mouvement missionnaire qui porte le souci du père Eyquem, qui est celui de l’Ordre dominicain : que va devenir ce monde sans Dieu, sans foi ? comment venir en aide à ces hommes et ces femmes dans le froid ?
Un mouvement apostolique laïc dans le sillage du charisme dominicain
29§ Le père Eyquem, comme tout frère prêcheur à la suite de saint Dominique, porte le souci du salut d’une création qui attend une parole de vie de la part du prêcheur. Le père Eyquem a fondé les Équipes du Rosaire pour répondre à cette angoisse dominicaine, aussi une équipe du Rosaire est nécessairement missionnaire dans son idée.
30§ Le père Eyquem tenait au lien avec le charisme dominicain. Pour lui, l’Ordre dominicain entretient une relation privilégiée avec la Vierge Marie par son histoire – les dominicains ont joué un rôle majeur dans la propagation de la piété mariale – et il a fait inscrire dans la charte des Équipes du Rosaire l’obligation que les aumôniers au niveau régional et national soient des frères dominicains [6].
31§ Pour mémoire, cet attachement au lien avec l’Ordre des prêcheurs a amené le père Eyquem à s’opposer à Colette Couvreur qui souhaitait rattacher les Équipes du Rosaire à l’autorité diocésaine.
Un mouvement d’Église et dans l’Église
32§ Si les laïcs se rencontrent mensuellement en dehors de la présence d’un clerc et s’ils assument eux-mêmes les charges de gouvernement, le mouvement lui-même est en lien avec l’Ordre dominicain, comme nous venons de le voir.
33§ Le mouvement est aussi en lien avec l’Église à travers ses aumôniers diocésains, prêtres ou diacres. De plus, si l’aumônier national du mouvement est dominicain, sa nomination est soumise à l’approbation des évêques.
34§ Ces liens avec la hiérarchie ecclésiastique et avec les religieux dominicains protègent, je crois, les Équipes du Rosaire contre les dérives par rapport à la foi catholique et à l’Église.
35§ Au niveau de l’organisation, si la charte du mouvement reste légère, conférant ainsi sa souplesse au mouvement, elle dresse quand même un cadre régulateur contre ce danger.
36§ Le feuillet mensuel joue aussi ce rôle de régulation : supervisé par les frères dominicains, il sert de support aux quarante mille membres et plus des Équipes sur la France entière pendant leur réunion mensuelle, limitant ainsi les risques d’emprise par un membre tenté de jouer au « gourou ».
L’image du tabouret à trois pieds avec la Vierge Marie
37§ Je conclurai avec la fresque de l’Annonciation au couvent dominicain de Saint-Marc à Florence en Italie. Cette fresque peinte par le frère dominicain Fra Angelico en 1445 ou en 1449-1450 accueille le frère en haut des marches du premier étage ; elle représente la Vierge Marie assise sur un tabouret, un renvoi selon moi à la Vierge comme triclinum (un mot latin qu’on peut traduire par « trépied », et aussi « tabouret ») de la Trinité.
38§ Cette image du tabouret a été reprise dans les Équipes du Rosaire :
- les trois pieds du tabouret renvoient aux trois dimensions du mouvement :
- la prière à Marie ;
- la méditation des mystères de Jésus Christ ;
- la réunion de prière mensuelle ;
- ces trois pieds supportent l’assise - un tabouret est fait pour s’asseoir ; l’assise des Équipes du Rosaire, sa raison d’être, c’est la mission : évangéliser le monde, proclamer la Résurrection du Christ à temps et contretemps.
39§ Je propose une autre interprétation qui n’est pas exclusive de la première, et qui présente l’avantage de consonner avec l’interprétation du tabouret dans les Fraternités laïques dominicaines, un autre mouvement laïc apostolique d’inspiration dominicaine [7].
40§ Les membres des Équipes du Rosaire témoignent du Christ par leur vie, une vie transformée par :
- la prière (la prière à la Vierge Marie et la méditation de la vie du Christ) ;
- l’étude (le travail sur les enseignements du feuillet mensuel) et
- la vie fraternelle dans le Christ (développée lors des réunions mensuelles des équipes mais aussi pendant les récollections et les rassemblements)
41§ Je dirais que le membre d’une équipe prêche l’Évangile par l’exemple et par la parole grâce à ces trois dimensions qui infusent dans sa vie et qui la transforment.
42§ Ces trois dimensions sont communes aux Fraternités laïques dominicaines et aux Équipes du Rosaire, les premières mettant l’accent sur l’étude, les secondes sur la prière, sachant que ces deux mouvements ont en commun le souci du salut du monde et que tous deux cultivent et développent la fraternité en Jésus Christ.
43§ La dimension de la fraternité est essentielle car c’est à l’amour que nous avons les uns pour les autres que le monde reconnaîtra en nous le Christ nous dit l’évangéliste Jean. Elle est exigeante car la fraternité demande de prendre sur soi quand on n’est pas d’accord avec tel membre de l’équipe ou que sa personnalité nous irrite, mais c’est peut-être là une occasion de sanctification, comme l’a bien montré sainte Thérèse de Lisieux.
44§ Mes amis, vous faites partie d’un beau mouvement missionnaire, avançant dans un équilibre délicat entre ces trois dimensions, et de nombreux équipiers et d’équipières témoignent qu’on peut y être heureux – et j’ajouterai qu’on peut y exprimer les promesses de notre baptême.
45§ Je crois que ce mouvement occupe une belle place dans l’Église, aussi je conclurai avec la salutation du pape saint Jean-Paul II aux délégués des Équipes du Rosaire en 1984 :
« Vous avez eu le bonheur d’être un jour invités à entrer dans un mouvement d’Église, à la fois marial et missionnaire. Rendez grâce à Dieu et apportez votre contribution spéciale dans le concert légitime des mouvements d’apostolat.
Ayez une piété ardente, éclairée et ecclésiale vis-à-vis de Marie, et toujours dans le but de vivre profondément votre union au Christ et l’adhésion à son message évangélique, et donc d’accomplir un travail apostolique concret dans votre milieu et vos tâches quotidiennes.
Que la paix et la joie du Christ rem plissent vos cœurs et que le secours maternel de Notre Dame vous donne toujours confiance ».
Audience générale, mercredi 23 mai 1984
© frère Franck Guyen o.p., mai 2025
[1] Cet article fait suite à la présentation des Équipes du Rosaire à des frères étudiants dominicains le mercredi 30 avril 2025 au couvent de Saint-Thomas d’Aquin à Lille.
Il a été enrichi grâce aux retours des conseils diocésains et des rencontres de secteur des Équipes du Rosaire
L’article tire sa substance du livret « Histoire et Esprit du mouvement » édité par les Équipes du Rosaire. Des erreurs historiques peuvent figurer dans cet article, elles relèvent de ma seule responsabilité.
[2] Ave est un mot latin qui se traduit par « salut ». Il désigne la salutation de l’ange Gabriel à Marie telle qu’elle figure dans le Rosaire :
« Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pêcheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. »
[3] Le père Eyquem définit ainsi la pratique du Rosaire vivant :
Le Rosaire Vivant c’est un Rosaire partagé entre quinze personnes, chacune ne prenant à sa charge, chaque jour, qu’une dizaine méditée. Le Rosaire Vivant n’a pas été fondé d’abord pour les enfants ou pour les soldats, mais pour la masse éloignée de toute pratique religieuse, méprisante même à l’égard du Rosaire.
extrait du bulletin précité
[4] N’occultons cependant pas le fait que le mouvement a du mal à se renouveler et que le nombre des départs au ciel dépasse celui des entrées : pour ne citer qu’un exemple, le diocèse de Soissons comptait 900 équipiers en 2011, il en compte actuellement 300.
[5] Plusieurs m’ont dit que leur nouvelle équipe s’était largement étoffée dès la deuxième rencontre, et qu’elle en avait suscité d’autres
[6] La charte demande en particulier au frère dominicain aumônier régional de rappeler et d’entretenir le lien avec l’Ordre, ce que je fais en particulier dans cet article.
[7] Pour éviter les quiproquos, rappelons que le père Eyquem a tenu à distinguer les Équipes du Rosaire des Fraternités laïques dominicaines : ces dernières ne correspondent pas à la visée du père Eyquem, à savoir un « apostolat du seuil » conçu pour ceux qui sont loin de l’Église. Je veux simplement souligner ici des similitudes entre les deux mouvements, en sachant bien qu’ils diffèrent par ailleurs sur des points essentiels


