Inquisition - Chronologie et bibliographie
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Bibliographie
Sources
- Bernard Gui, Manuel de l’Inquisiteur, édité et traduit par G. Mollat avec la collaboration de G. Drioux, Tome premier deuxième tirage, Société d’édition "Les belles lettres", 1964, 170 p.
- Nicolau Eymerich, Francisco Peňa, Le Manuel des inquisiteurs de frère Nicolau Eymerich, dominicain, avec les commentaires de Francisco Peňa, docteur en droit canon et en droit civil - Avignon, 1376 – Rome, 1578 - Introduction, traduction et notes de Louis Sala-Molins, École pratique des hautes études et Mouton éditeur, 1973, 249 p.
- Sala-Molins, Louis, Le dictionnaire des inquisiteurs - Valence 1494, éditions galilée, 1980, 455 p.
Travaux historiques
- L’Inquizizione, Atti del Simposio internazionale - Citta del Vaticano, 29-31 ottobre 1998, a cura di Agostino Borromeo, Comitato del grande Giubileo dell’Anno 2000 - Commissione Teologico-storica, Citta del Vaticano, Bibiloteca Apostolica Vaticana, 2003
- Jean-Louis Biget, "L’inquisition en Languedoc, 1229-1329", p. 42-94
- Arturo Bernal Palacio, "El estatuto juridico de la Inquisicion : relaciones entre el derecho inquisitorial eclesial y civil", p. 119-153
- Eamon Duffy, "The repression of Heresy in England", p.445-468
- Teofanes Egido, "La abolicion de las Inquisiciones", p.709-729
- Adriano Prosperi,"L’Inquisizione nella storia - I caratteri originali di una controversia secolare", p. 731-764
- Cahier d’étude du Saulchoir n°14 : L’Inquisition
- Henry Charles Lea, Histoire de l’Inquisition au Moyen-Âge, traduit de l’américain par Salomon Reinach, présenté par Bartolomé Bennassar, éditions Robert Laffont, 2004, 1458 p.
- Henry Charles Lea, The History of the Inquisition of Spain, Macmillan, New York 1906-07
- Henry Kamen, The Spanish Inquisition : A Historical Revision, Weidenfeld & Nicolson, London, 1997. (Première édition : 1965).
- Ols, Daniel, La spiritualité des Inquisiteurs in Angelicum, vol 58 (1981), pp. 181-209
[L’Inquisition espagnole est hors champ ].
Chronologie
| 866 | le Pape Nicolas 1er [1] écrit au roi des Bulgares que la torture n’est permise ni par la loi divine ni par la loi humaine |
| 1199 | Au concile de Latran II, Innocent III [2], introduit l’Inquisition, tribunal ecclésiastique d’exception. Il assimile le crime d’hérésie au crime de lèse-majesté du droit romain dans la décrétale [3] Vergentis in senium du 25/3/1199 |
| 1215 | Le concile de Latran IV sous Innocent III aménage la procédure inquisitoriale en autorisant le juge à poursuivre tout individu "diffamé par l’opinion publique" diffamatus fama publica. La répression de l’hérésie s’empare de cette procédure qui lui donnera son nom, Inquisitio haereticae pravitatis. |
| 1221 | mort de saint Dominique |
| 1231 | Grégoire IX [4] institue l’Inquisition avec des inquisiteurs ne relevant plus de l’autorité de l’ordinaire. Il publie la constitution Excommunicamus : détention à vie pour les hérétiques repentis, peine de mort pour les hérétiques obstinés ou relaps. |
| 20/4/1233 | la bulle Ille humanis generis consacre la priorité du tribunal d’inquisition sur les tribunaux ecclésiastiques. |
| 1233 | Grégoire IX nomme Robert le bougre op (ex parfait cathare) inquisiteur sur la Bourgogne. |
| 30/7/1233 | assassinat du prémontré Conrad de Marbourg (entte 1180 et 1200-1233), nommé inquisiteur en 1231 par Grégoire IX. |
| 1234 | introduction de l’Inquisition en France méridionale, après la France du nord et les terres allemandes de l’Empire. |
| 1234 ou 1235 | Le frère dominicain Robert le Bougre est nommé inquisiteur général sur la France. Brutal, il est surnommé "marteau des hérétiques" malleus haereticorum [5] |
| 1236 | Les abus du fr. Robert le Bougre entraînent de graves conflits avec les autorités ordinaires. Il est démis de ses fonctions. |
| 28/5/1242 | massacre des inquisiteurs dans le château d’Avignonet, qui entraîne en représailles la destruction de la forteresse cathare de Montségur. |
| 1250-1257 | élimination de l’hérésie cathare, avec 21 exécutions et 239 condamnations à la prison avec chaînes. Derniers bûchers en 1328 à Carcassonne. |
| 6/4/1252 | Le dominicain Pierre de Vérone op (env. 1205-1252), ex-cathare, inquisiteur sur Milan, est assassiné. Innocent IV le canonise un ou deux ans après. |
| 15/5/1252 | La bulle Ad extirpanda d’Innocent IV [6] autorise la pratique de la question - de la torture - dans le cadre de l’Inquisition, sous réserve de ne conduire ni à la mutilation ni à la mort. L’accusé bénéficie de deux protections : la question ne peut être donnée qu’une fois, et les aveux doivent être répétés librement pour être recevables. Les clercs ne peuvent l’administrer ni y assister sous peine d’irrégularité. |
| 1256 | Le pape Alexandre IV [7] accorde aux inquisiteurs et leurs collègues le droit de s’absoudre mutuellement des irrégularités dans la bulle Ut negotium fidei. |
| 1307 | Bernard Gui op (1261-1331) est nommé grand inquisiteur à Toulouse. Il le sera jusqu’en 1324. Il rédigera le Manuel de l’Inquisiteur (Practica Inquisitionis hæreticae pravitatis). Sur 916 décisions de justice prononcées par lui, |
| 1311 – 1312 | le pape Clément V [10] dans sa décrétale Multorum querela demande que la torture soit décidée par l’inquisiteur seulement après accord de l’évêque. |
| 11 ou 18/3/1314 | Le maître de l’ordre des Templiers, Jacques de Molay, est brûlé. L’inquisiteur général du Royaume de France, le frère dominicain Guillaume Humbert, a mené l’enquête en obéissant au roi de France plus qu’au pape Clément V semble-t-il [11]. |
| 1357 | le pape Innocent VI [12] nomme le frère dominicain catalan Nicolas Eymeric (v.1320-1399) Inquisiteur général d’Aragon. |
| 1376-1378 | Le fr. Nicolas Eymeric rédige à Avignon le Directorium Inquisitorum |
| 1542 | création par le pape Paul III [13] de la Sacrée congrégation de l’Inquisition romaine et universelle par la Constitution Licet ab initio du 21 juillet 1542 |
| 1555 | Paix d’Augsbourg |
| 1908 | Pie X [14] réforme l’Inquisition sous le nom de Sacrée congrégation du Saint-Office. |
| 1965 | La Sacrée congrégation du Saint-Office devient la Congrégation pour la doctrine de la foi par le motu proprio Integrae servandae du pape Paul VI. |
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[1] v. 800 - 867, pape à partir de 858, 105e pape
[2] 1161-1216, pape à partir de 1198
[3] La décrétale est destinée à la hiérarchie ecclésiastique, la bulle à l’ensemble du peuple chrétien catholique
[4] 145-1241, élu en 1227
[5] Ce surnom sera également donné aux frères dominicains Vincent Ferrier et Thomas Torquemada et au frère franciscain Antoine de Padoue
[6] 1180 1190-1254, élu en 1243
[7] 1199-1261, élu en 1254
[8] article Bernard Gui dans Wikipedia
[9] Les chiffres donnés par Henry Charles Lea (op. cit., p. 360) sont les suivants, sur 636 condamnations de 1308 à 1322 :
- personnes livrées au bras séculier et brûlées : 6%
- ossements exhumés et brûlés : 11%
- condamnations à la prison : 47%
- ossements exhumés de personnes qui auraient été condamnés à la prison : 3%
- condamnations au port de la croix : 22%
- condamnations à des pèlerinages : 3%
- bannissement en Terre sainte : 0,2%
- fugitifs : 6%
- condamnation du Talmud : 0,2%
- maisons à détruire : 3%
[10] 1264-1314, élu en 1305, premier pape avignonnais
[11] exemple d’une Inquisition instrumentalisée par le pouvoir national, et qui se retrouvera en Espagne plus tard
[12] 1282-1362, élu pape en 1352
[13] 1468-1549, élu en 1534
[14] 1835-1910, élu pape en 1903
